Communiqué
17 février 2005
 


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J'ai bien pris note de l'avis défavorable émis le 16 février 2005 par la Commission départementale des sites, perspectives et paysages de Loire-Atlantique sur le projet de parc éolien qui lui était présenté.

Pourtant, il est essentiel pour la survie de notre planète que nous changions nos attitudes individuelle et collective face à la consommation d'énergie, notamment d'énergie fossile.

Cela passera forcément :
- en premier lieu, par des mesures d'économies, donc par une réduction de la consommation ;
- ensuite, par un transfert progressif de la production à partir de sources fossiles, productrice de gaz à effet de serre, vers des sources renouvelables.

Parmi ces sources renouvelables, il y a l'énergie mécanique du vent, c'est-à-dire les éoliennes.

Je ne suis pas persuadé que l'éolien soit une solution efficace. Néanmoins, cela reste l'une de sources possibles. Cela étant, "la fin ne justifiant pas les moyens", l'énergie éolienne ne doit être mise en oeuvre qu'après réflexions et qu'après prise en compte de tous les aspects du développement durable. Et il ne suffit pas d'appeler "Ferme éolienne" un projet d'aérogénérateurs pour qu'il devienne ipso facto écologique.

En l'occurrence, le projet d'Assérac est localisé en plein coeur de zones naturelles reconnues, dans la seule zone de la presqu'île guérandaise non encore totalement construite. En outre, le promoteur ne dispose pas d'une maîtrise foncière suffisante pour la véritable insertion paysagère des quatre éoliennes qu'il veut mettre. Il n'en prévoit d'ailleurs que quatre parce qu'il ne peut en mettre plus.

La Commission a donc bien vu le problème en émettant ce 16 février 2005 un avis défavorable. Et si les industriels de l'éolien se plaignent des difficultés à faire aboutir leurs projets, c'est en grande partie du fait que leurs projets sont mal montés et qu'ils tentent souvent, volontairement ou par maladresse, de passer en force. Le projet d'Assérac en est un parfait exemple.

C'est dommage, parce qu'il est urgent de développer les sources d'énergie renouvelables, tant pour réduire la production de gaz à effet de serre que pour supprimer, un jour, les installations nucléaires et pallier la raréfaction des produits pétroliers.

Henri de Lépinay,
17 février 2005   



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